Coronavirus. Reprise partielle à l’usine Airbus de Saint-Nazaire dès lundi

Coronavirus. Reprise partielle à l’usine Airbus de Saint-Nazaire dès lundi

Rédigé le 23/03/2020


Mardi 17 mars, face à l’épidémie de Covid-19, Airbus avait annoncé la fermeture de ses sites français et espagnols pour quatre jours, pour « mettre en place des conditions sanitaires et de sécurité strictes », tout en travaillant sur l’efficacité de son organisation avec de « nouvelles conditions de travail ». Ce lundi 23 mars, l’avionneur européen prévoit une reprise d’activité très partielle dans ces sites, dont celui de Montoir-de-Bretagne, près de Saint-Nazaire.

« La journée sera réduite à six heures et rémunérée comme une journée normale, pour 5 % à 10 % de l’effectif. C’est à la marge, indique Frédérick David, de FORCE OUVRIERE. Cela concerne ceux qui travaillent sur les avions, car ceux qui le peuvent vont poursuivre le télétravail. » Régis Belliot, de la CGT, explique que « lundi et mardi, ce seront surtout des managers qui seront là, avec quelques compagnons, pour regarder ce qu’il reste à faire sur les postes pour une reprise d’activité progressive du travail ».

Deux jours de test

Ce lundi, les syndicats seront sur le pont, avec la direction, pour s’assurer « que les salariés travaillent en toute sécurité et que toutes les préconisations sanitaires sont appliquées : au moins un mètre entre chaque salarié, que les outils soient nettoyés et désinfectés régulièrement, qu’il y ait des masques à disposition, qui puissent être changés au moins deux fois dans la journée », indique Frédérick David de FORCE OUVRIERE. « Si tout est validé mardi, il y aurait un début de production mercredi, avec 15 % à 20 % de l’effectif », complète Régis Belliot.

« On est pour un confinement total, mais on est face à une direction qu’on ne peut pas empêcher de relancer l’activité, déplore Frédérick David, de FORCE OUVRIERE. On a renégocié pour que cette semaine, les gens qui ne reprennent pas le travail soient payés normalement, en rattrapant ces trente-cinq heures non effectuées, d’ici la fin de l’année. Mais ce n’est que la deuxième semaine et il y en a plusieurs à venir durant lesquelles il faudra tenir. »